Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 229 – Pervers narcissiques et militants woke : même combat, même maillot !

Ah, le bon peuple ! Celui qui se lève tôt, paie ses impôts, essaie de boucler ses fins de mois et qui pensait benoîtement que la psychologie et la politique étaient deux mondes séparés. Erreur tragique. Regardez bien autour de vous : le grand théâtre moderne a réussi le tour de force de fusionner le profil du pervers narcissique de manuel avec le militant woke dernier cri. Une alliance cosmique que personne, à part ceux concernés, n’avait vu venir, mais qui pourrit le quotidien des braves gens avec une efficacité redoutable.

Si vous avez l’impression tenace d’être constamment pris pour un idiot par des gens qui s’érigent en sauveurs de l’humanité, rasurez-vous : ce n’est pas votre bon sens qui flanche. C’est juste que les méthodes de manipulation psychologique ont quitté les cabinets de thérapie pour s’installer dans le débat public.

Le monopole de la vertu (et le mépris du peuple)

Le pervers narcissique se nourrit d’une illusion fondamentale : il est parfait, vous êtes un sous-produit. Le militant woke fonctionne exactement sur la même mécanique. Il ne débat pas, il éclaire les ténèbres dans lesquelles vous croupissez. Vêtu de son armure de bienveillance en plastique recyclé, il vous explique ce que vous devez penser, dire et manger. Dans les deux cas, le complexe de supériorité est étalable à merci : le narcissique se prend pour le centre du monde, le woke pour le centre de la morale. Et vous ? Vous n’êtes que le public ignorant qu’il faut rééduquer.

L’art d’inverser les rôles : l’agresseur devient la victime

Touchez un cheveu du pervers narcissique, et il hurlera au meurtre en alertant la terre entière. Contredisez un gourou de la bien-pensance avec un fait établi, et vous voilà instantanément étiqueté « oppresseur ». C’est la grande magie de la victimisation stratégique. Ils peuvent ruiner des réputations, bloquer des amphis ou traîner un collègue dans la boue sur les réseaux sociaux, mais au moindre retour de bâton, les voilà terrassés par le « traumatisme ». Le rouleau compresseur pleure pendant qu’il vous écrase.

Le gaslighting comme sport national

« Mais non, je n’ai jamais dit ça, c’est toi qui es parano. » Voilà le refrain du manipulateur domestique. Transposez cela à l’échelle de la société contemporaine : vous pensiez que le mot « femme » avait un sens biologique précis ? Paranoïaque ! Vous pensiez qu’une plaisanterie entre amis était juste de l’humour ? Criminel du climat moral ! La réalité est triturée, réécrite et lavée au détergent idéologique. Le but est le même : vous faire douter de vos propres yeux, de votre propre mémoire et de votre bon sens pour mieux vous soumettre.

Le bannissement et l’isolement

Pour régner, le narcissique isole sa cible de sa famille et de ses amis. La culture du cancel ne fait rien d’autre. Vous n’êtes pas d’accord avec le dogme du moment ? On vous efface, on vous licencie, on vous exclut du cercle des gens fréquents. C’est la mise au ban systématique, l’excommunication moderne.

Au fond, le diagnostic est simple : la tyrannie a simplement changé de costume. Elle ne porte plus de bottes en cuir, mais des baskets éco-responsables et un vocabulaire d’expert en sociologie. Mais ne soyez pas dupes : sous le vernis de la justice sociale ou de la séduction manipulatrice, le moteur reste le même — un besoin compulsif de tout contrôler et d’écraser le voisin.

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